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Interview du SGG sur Al-watwan du 20/11/2017


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            Dans cet exercice, le secrétaire général du gouvernement fait le point de l’actualité politique dominée par les assises nationales et tire un bilan sommaire sur les actions posées et les projets en phase d’exécution. Il revient aussi sur les raisons “des insuffisances opérationnelles qui ont impacté les prévisions budgétaires” et la reprise de la confiance avec le Fonds monétaire international. Le secrétaire général parle également des échéances de grands projets programmés à l’exemple de l’hôtel de Mwali, du port et de l’aéroport dont “les missions chinoises sont attendues le 19 novembre pour les dernières étapes avant le lancement des travaux” et “l’ouverture des plis pour le projet du nouvel Hôpital qui aura lieu le mardi 21 novembre 2017”.

 


Le président Azali Assoumani a baptisé cette deuxième année de mandat, l’année des routes, où en est-on avec le programme routier ?



Le programme se poursuit normalement comme prévu; la Direction des routes est déjà à pied d’œuvre pour le suivi des travaux en cours et la réalisation des études relatives aux routes circulaires, routes secondaires, routes régionales  et les voiries des capitales et grandes villes, au niveau des trois îles et ce, conformément aux consignes du chef de l’Etat et à la planification du gouvernement.

 


Concrètement, quel est l’état d’avancement réel des travaux ?



Les études des circulaires des trois îles sont presque finalisées, soit 300 kilomètres de routes. Les études des voiries (artères) de Moroni, Fomboni et Mutsamudu sont finalisées et la réalisation des travaux sera très prochainement programmée; les études des voiries des villes de Domoni (Ndzuani), Ikoni, Mitsamihuli, sont déclenchées.

Les autres études concernant les routes secondaires et régionales  le sont également. Je tiens par ailleurs à rappeler que présentement les travaux de plus de 150 kilomètres de routes ont déjà démarré ou initié; il s’agit des tronçons de Washili-Dimani, Hahaya-Mitsamihuli, Moroni-Mbajini (ouverture des plis le 14/11/2017), Hahaya-Moroni, pour Ngazidja, les routes de Mutsamudu-Sima, Pomoni-Lingoni, Sima-Moya, pour Ndzuani et la route de Fomboni-Miringoni pour Mwali.

 


Qu’en est-il des autres programmes sectoriels ?



Ils se poursuivent aussi sans aucune entrave. En effet, l’ouverture des plis pour le projet du nouvel Hôpital aura lieu le mardi 21 novembre 2017 pour un lancement avant la fin de l’année.Toujours, dans le secteur de la santé, le processus de mise en place de l’assurance maladie généralisée (Amg) évolue normalement. Dans le domaine du tourisme, le Groupe Armada débutera les travaux à Galawa très prochainement et le groupe Vigor a déjà commencé les travaux à l’Hôtel Itsandra pour un objectif de 30 nouvelles chambres d’ici la fin de l’année, soit une augmentation de 150% de la capacité actuelle.

Nous négocions avec Semlex pour la relance des travaux de l’hôtel à Mwali et deux grands opérateurs se  sont déjà prononcés pour construire deux hôtels respectivement au nord et au sud de Ngazidja.
S’agissant du port et de l’aéroport, nous attendons les missions chinoises le 19 novembre pour les dernières étapes avant le lancement des travaux. Nous poursuivons également les recommandations des assises sur l’énergie à travers un plan de consolidation de l’existant.

Vers mi-2018, on atteindra 40 mégawatts dans tout le pays sans compter les centrales à fuel lourd, alors qu’à l’arrivée du président Azali on était à moins de 10 mégawatts. Ce sont là quelques illustrations mais je suis persuadé que la dynamique de développement généralisée, impulsée par le président Azali ainsi que les réformes engagées à tous les niveaux ne laissent pas beaucoup de compatriotes indifférents.

 


Malgré tout cela, d’aucuns parmi les citoyens continuent encore à afficher un scepticisme quant à cette vision de l’émergence que vous scandez, qu’en dites-vous ?



Après avoir vu ou vécu la réalité, afficher du scepticisme est un signe de malhonnêteté  intellectuelle.

 


La précédente mission du Fmi sur le cadrage macro économique a constaté une faible exécution budgétaire et a recommandé de revoir les ambitions, que lui avez-vous répondu ?



Nous avons effectivement décelé des insuffisances opérationnelles qui ont impacté nos prévisions budgétaires mais nous avons proposé sans nous décaler de nos ambitions, un nouveau plan d’intervention pour la période restante de l’année et je suis persuadé qu’on se donnera les moyens de le réaliser. Dans tous les cas, il n’y a plus de contradiction avec le Fmi tel qu’on pourrait l’insinuer.

 


L’organisation des assises nationales ne risque-t-elle pas de perturber votre programme ?



Pas du tout, notre programme est une chose, les assises, une autre même si leur synchronisation est indispensable.

 


Parlons des assises, en tant qu’ex-membre de la commission préparatoire des assises quelles sont vos impressions sur leur organisation ?



D’abord, un sentiment de grande satisfaction après avoir conduit sereinement et fidèlement le processus jusqu’à l’investiture du comité de pilotage

 


Mais d’aucuns remettent en cause leur caractère inclusif après le désistement de certains acteurs, comme le gouverneur de l’île de Ndzuani et certains partis politiques de l’opposition ?



Beaucoup de gens sèment la confusion sur ce caractère inclusif des assises et je tiens d’abord à rappeler qu’il n’est pas lié à l’intégration ou pas au comité de pilotage mais plutôt lié à l’ensemble du processus des assises. Autrement dit, il n’a jamais été insinué que tout le monde doit intégrer le comité de pilotage ce qui serait d’ailleurs insensé car en effet, le comité de pilotage comme son nom l’indique, pilote mais ne prend pas de décision. Donc ceux qui ont choisi la chaise vide au niveau du comité de pilotage se sont vraiment trompés de cible.

Par ailleurs, je tiens également à préciser s’agissant des partis politiques, que le décret qui fixait les quotas n’a pas parlé de partis d’opposition mais plutôt de partis tout court, car on n’est plus dans un processus électoral. Ce sont les partis eux-mêmes qui ont défini leurs propres  clés de répartition des quotas mais cela reste une affaire interne car une fois mis en place, le comité de pilotage est un et indivisible et ne reconnait pas les clivages, sinon parmi les partis on devrait aussi distinguer ceux qui sont légaux et ceux qui ne le sont pas, ce qui deviendrait infernal.

Le cas du gouverneur Salami est similaire à celui des partis car les gouvernorats font partie des institutions de l’Etat et non des îles, mais il faut être animé d’une bonne foi pour le comprendre. En bref, l’inclusion telle que définie dans le cadre des assises, n’est pas synonyme, ni de communautarisme, encore moins d’insularité et ceux qui veulent créer la polémique insulaire n’ont qu’à compter les membres du comité des îles respectives. Dans tous les cas, ceux qui ont répondu présents au niveau du Comité de pilotage sont ceux qui ont raison car comme dit l’adage “les absents ont toujours tort”.

9. Votre dernier mot
Que l’on se détrompe car les assises constituent une belle circonstance pour mieux préparer l’émergence de notre pays.